National – fluctuations du taux d'intérêt

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La Banque du Canada laisse les taux d'intérêt inchangés

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 1,25 % le 17 avril 2012. Bien qu'il s'agisse de la 13e fois d'affilée que les coûts d'emprunt demeurent inchangés, c'était la première fois depuis septembre dernier que l'annonce faisait mention de la possibilité d'une hausse des taux d'intérêt.

La Banque a réitéré un certain nombre des aspects les plus positifs qu'elle avait mentionnés dans l'annonce du 8 mars dernier. Il s'agit notamment des meilleures perspectives concernant la reprise de l'économie américaine, ainsi que le risque réduit émanant de l'Europe; la Banque s'attend maintenant à ce qu'elle « émergera lentement de la récession au deuxième semestre de 2012 ».

La Banque a également souligné que « l'amélioration des perspectives de l'économie mondiale, les perturbations du côté de l'offre et les risques géopolitiques » ont maintenu les prix du pétrole élevés et que si cette évolution se poursuivait, elle pourrait s'avérer un risque au rythme accru de l'activité économique.

Au Canada, la Banque a de nouveau déclaré que le plus grand risque réside dans le taux élevé d'endettement des ménages, et ajouté qu'elle s'attend à ce que les ménages continuent à ajouter au fardeau de leur dette et à ce que « la demande intérieure privée soit à l'origine de la quasi-totalité de l'expansion économique au Canada durant la période de projection ».

Cela dit, avec l'élan économique au Canada qui demeure plus ferme que ce que la Banque ne l'anticipait en janvier, les prévisions de croissance pour cette année ont été revues à la hausse. La Banque prévoit maintenant que l'économie croîtra à un rythme de 2,4 % cette année, ce qui représente une hausse comparativement aux prévisions de 2,0 % annoncées en janvier.

Parallèlement, la Banque a revu ses prévisions à la baisse pour 2013, passant de 2,8 % à 2,4 %. Elle a également étendu ses prévisions à 2014, avec un taux de croissance prévu de 2,2 %.

La Banque a également souligné que la marge de capacités inutilisées dans l'économie a diminué. En tant que telle, la Banque s'attend maintenant à ce que l'économie se remette à tourner à plein régime « au premier semestre de 2013 », ce qui, étant intentionnellement vague, est tout de même plus tôt que la prévision précédente d'un retour à un plein régime d'ici le troisième trimestre de l'an prochain.

La Banque a terminé son annonce en laissant entrevoir, pour la première fois depuis septembre dernier, qu'elle devra peut-être augmenter les taux d'intérêt, en affirmant que « dans un contexte de capacités excédentaires moindres au sein de l'économie et d'inflation sous-jacente plus élevée, il se peut qu'une réduction modeste de la détente monétaire considérable actuellement en place au Canada devienne appropriée, de façon à atteindre la cible d'inflation de 2 % à moyen terme. Le moment et le degré de toute réduction seront évalués avec soin, en fonction de l'évolution économique à l'échelle nationale et internationale ».

Il ne fait aucun doute que les précisions quant à la date à laquelle on peut s'attendre à ces « modestes » hausses des taux d'intérêt feront l'objet des divers discours et remarques prononcés par le gouverneur et ses délégués d'ici la prochaine annonce prévue le 5 juin 2012.

En date du 17 avril 2012, le taux officiel de financement de cinq ans s'élevait 5,44 %. Cela représente une augmentation de 0,2 point de pourcentage comparativement à 5,24 % le 8 mars, lorsque la Banque avait précédemment annoncé son taux directeur.

(ACI 04/17/2012)